Parmi elles, Catherine Huard a tenté l'expérience. Travaillant à la YWCA de Québec, Mme Huard est chargée de projet Leaders et décisionnelles, soutenu par le programme À égalité pour décider du Secrétariat à la condition féminine et par le Forum Jeunesse de la région de Québec.
Ce programme vise à augmenter le nombre de femmes dans les instances décisionnelles, comme au sein des conseils d’administration. La représentante de la YWCA de Québec a été parmi les quelques privilégiées canadiennes à prendre part à cette rencontre.
«Une fille de Saskatoon et moi avons été choisies pour le forum mondial. Nous avons pu y aller entre autres grâce au soutien venant du fonds de la YWCA Canada créé pour aider les femmes de moins de 30 ans», fait valoir la principale intéressée. Changer les vies et les communautés était le principal thème du rassemblement, ayant compté à son point culminant 1800 femmes. Catherine Huard affirme avoir ressenti un bel esprit de solidarité.
Le VIH-Sida était au cœur des discussions. «Les 4, 5 et 6 juillet, il y a eu le Sommet international des femmes sur le VIH; les femmes séropositives vivent une réalité particulière», informe la chargée de projets.
Les autres jours ont été consacrés aux principales préoccupations des YWCA respectifs dans le monde. Au Québec, les principaux chevaux de bataille sont la violence faite aux femmes, le leadership, ainsi que la santé.
Le programme intitulé Leaders et décisionnelles en est à sa troisième année. Ce programme visant une bonne estime de soi, donne des outils aux femmes pour devenir une leader et faire partie de conseils d'administration.
Le volet mentorat vient s’entrecroiser à la formation. Le jumelage commence en septembre. «Le mentorat dure un an. Je demande aux femmes quels sont leurs intérêts. C’est souvent bénévole. À chaque conseil d’administration, la mentorée va assister aux réunions, et si une place se libère, il y a possibilité d’être nommée», détaille Mme Huard.
«Selon les statistiques les plus récentes, on parle de 12% du nombre de femmes dans les conseils d'administration. Les femmes se font moins confiance et osent moins.» Durant la formation, des spécialistes les informent sur la base d'un conseil d'administration, comme la lecture et l'analyse d'états financiers.
Les nouvelles sont toutefois bonnes; l’Industrielle Alliance a vu le nombre de femmes siégeant à son conseil d’administration augmenter de façon notable, c’est-à-dire une augmentation de 50% de 2003 à 2007.
En haut de l’échelle«On a la lutte dans le sang pour faire avancer la condition féminine» - - Catherine Huard
Selon les résultats d’une enquête de la société new-yorkaise Catalyst du Financial Post sur le top 500 des entreprises canadiennes dont les grandes lignes ont été publiées dans la <Gazette des femmes de mai-juin 2007, 5,4% des femmes ont réussi à faire partie des plus hauts salariés de leur entreprise.
Mais 65,6% des entreprises ont au moins une femme parmi les hauts dirigeants, comparativement à 87,2% aux États-Unis. Les services d’assurances (33,3%) et la distribution alimentaire (31,0%) sont les domaines ayant le plus fort taux de hautes dirigeantes. Le plus faible taux revient à l’industrie automobile (5,8%) et celle des métaux (6,1%).
Avis aux femmes intéressées à suivre le programme Leaders et décisionnelles: la prochaine session débute le 25 septembre.






