Contre toute attente, celle qui avait reçu un appui massif des électeurs de Louis-Saint-Laurent, battant son plus proche rival par plus de 10 000 voix en 2008, la ministre sortante Josée Verner, s’est fait battre par près de 1200 votes.
Mme Latendresse a d’ailleurs salué la candidate conservatrice avant tout. «En 2008 et en début de campagne, on se disait que le comté de Louis-Saint-Laurent était de ceux qui allaient être difficiles à aller chercher. Mme Verner est très aimée dans le comté, elle a travaillé très fort et je la félicite pour sa campagne.»
Mme Latendresse explique son élection par la participation d’électeurs de toutes les tranches d’âge.
«C’est une belle union multi générationnelle», croit la députée, qui sait que les jeunes sont plus ouverts à donner la chance à des gens qui ont «moins d’expérience mais beaucoup de volonté, qui veulent changer les choses».
«Beaucoup de gens, pas forcément jeunes non plus […] ont dit "ça va faire, on veut une campagne positive et on veut une politique différente"».
Et l’engouement pour le parti de Jack Layton ne date pas d’hier, croit la députée. «De 2006 à 2008, on a beaucoup augmenté nos voix. On avait, je pense, triplé nos voix. On sentait qu’il y avait une tendance à augmenter. Et puis, à cette élection-ci, il y a les premiers sondages qui sont sortis, où on était troisièmes, puis deuxièmes. Les gens se sont mis à considérer le NPD non plus comme un tiers parti, un parti marginal, mais comme une alternative réelle. C’est l’étincelle qui a allumé le feu.»
Josée Verner dépitée
C’est le trémolo dans la voix que l’ex-députée de Louis-Saint-Laurent a fait son discours, tard en soirée, puisque la lutte a été serrée jusqu’à la fin.
«Le gouvernement conservateur est majoritaire. Pour les quatre prochaines années, la région de Québec ne fera pas partie du pouvoir. Dans les cinq dernières années, mon équipe et moi avons amené plus de 5 G$ en investissement tout en diminuant vos taxes et vos impôts. Ça a été une grande réussite pour nous parce que les Québécois sont parmi les plus taxés en Amérique du Nord. C’était mon objectif ultime quand je me suis lancé en politique», a rappelé Josée Verner.
France Gagné retourne aux sports
Le Bloc québécois s’est grandement effrité, alors que seulement quatre candidats bloquistes – et aucun dans la région de Québec – ont été élus. Signe que cette hécatombe était envisagée ou simple coïncidence, le parti de Gilles Duceppe était le seul des quatre grands partis à ne pas s’être rassemblé pour écouter le résultat des élections. Même le chef s’est fait montrer le chemin de la sortie.
M. Gagné s’est dit déçu, «après tout le travail que j’ai fait depuis cinq ans». Même entre la campagne de 2008 et celle de 2011, il continuait de faire du porte-à-porte, d’aller dans les événements. Mais même en faisant une grosse campagne sur le terrain, avec une telle vague, ça n’a pas d’effet extraordinaire, croit-il. «Les gens me disaient qu’ils voulaient du changement. C’est ça qu’ils ont fait, ils ont changé.»
M. France Gagné retournera au sport. Il a été appelé à se joindre à l’équipe canadienne paralympique de Londres, l’an prochain, en voile. Il participera à un championnat du monde, fin juin.
Mauvais «timing» pour Philippe Mérel
Candidat dans Louis-Saint-Laurent, Philippe Mérel a dit sur un ton ironique que pour une première expérience en politique, son sens du timing n’était pas vraiment excellent. «C’est une grande déception, mais je sors la tête haute de cet exercice parce que l’on a fait une belle campagne en équipe sur le terrain. Il faut accepter ce choix démocratique».
«Une bonne nouvelle pour la démocratie», croit Jean Cloutier
Le candidat du Parti Vert, Jean Cloutier, est déçu d’avoir perdu, mais croit qu’il s’agit d’une bonne nouvelle pour la démocratie.
«Le vote progressiste s’est transféré vers le NPD. En s'apercevant qu'il y a autant de Québécois qui votent pour un parti prônant la représentation proportionnelle, il y aura des députés verts. C'est une bonne nouvelle pour la démocratie. Le Bloc aurait dû travailler dans ce sens», croit-il.
Avec l’élection de sa chef, Élizabeth May, Jean Cloutier est d’avis que son parti aura plus de visibilité dans les médias.
En collaboration avec Thaïs Martel, Michel Bédard et Véronique Demers









@ Sylvain D Le démagogie ne vous étouffe pas trop M. D...comme démagogue ! C'est le PCC ici qui est cause, avez-vous lu son programme? Parti aux idées rétrogrades,corrompu par les multinationales albertaines du pétrole, maîtres de la censure et j'en passe...bon débarras les cow-boys de l'ouest !