Ce dernier a toutefois laissé la porte entrouverte : «Si on m’amène un projet bien bouclé», avec «quatre partenaires», il pourrait donner son appui. Questionné sur le TGV et les autres projets de la ville, Michael Ignatieff a répété que ce n’est pas au fédéral de choisir les priorités, ni pour la ville, ni pour la province. Comme premier ministre du Canada, il opterait plutôt pour une position de «partenaire».
Sur la question de l’achat d’avions militaires, annoncé la semaine dernière, le chef libéral a dénoncé que la nouvelle soit sortie en plein été, en catimini. Il veut un débat public sur le sujet, n’étant «pas convaincu de la nécessité stratégique de ces avions.»
Celui qui se décrit comme un «homme d’équipe» dit vouloir «changer la politique», en parlant de «respect du public», du droit des femmes. Plus d’éducation, moins de prisons. Il veut aussi défendre le registre des armes à feu.
Dans sa tournée des régions, il lancera comme message qu’il ne veut pas «d’un Canada où les régions se sentent délaissées», affirmant vouloir étendre les services d’Internet haute vitesse et de téléphonie cellulaire à tout le pays. «Il n’y a pas de comté conservateur. Il n’y a pas de comté bloquiste», tentera de démontrer le chef libéral au cours de sa mission.
Parmi ceux qui l’accompagnaient, il y avait le député Justin Trudeau, la candidate du PLC à Québec, Anne Gagné, et le sénateur Roméo Dallaire. Ce dernier était toutefois en désaccord avec le chef libéral sur la question des avions furtifs achetés par le gouvernement Harper, une nécessité, selon le sénateur libéral.







