«Je trouve que pour la sécurité des enfants, ça vaudrait la peine de laisser le brigadier puisque ce sont vraiment des petits enfants à cette école-ci. C’est peut-être risquer la vie de quelqu’un pour des économies. Est-ce qu’il y aurait un autre endroit où couper? […] On entend beaucoup parler du Colisée», laisse tomber la conjointe de M. Lambert, Stéphanie Gauvreau. Cette dernière vient chercher sa jeune fille à l’école primaire où fréquentent des jeunes du niveau de la maternelle jusqu’à la quatrième année.
Dans l’arrondissement de La Haute-Saint-Charles, l’équipe de brigadiers compte trois personnes en moins cette année dont une en raison de la démolition de l’école Notre-Dame-de-Fatima. Ces suppressions permettront d’économiser une somme de près de 36 600$. Les postes en moins ont été supprimés selon des critères comme le nombre d’élèves piétons et leur âge, le débit de circulation et la géométrie du carrefour. «Depuis 2008, chaque arrondissement a à faire cette évaluation-là et nous, on l’a fait cette année», a expliqué la responsable des communications de l’Arrondissement de La Haute-Saint-Charles, Manon Petit Clerc. Questionnée sur les possibilités s’offrant aux citoyens lors d’une décision comme celle-ci, Mme Petit Clerc propose de faire appel à la Ville. Les parents en désaccord avec la décision peuvent faire valoir leurs revendications à l’arrondissement.
Du côté de la Commission scolaire de la Capitale, l’organisation a été informée depuis quelques semaines de ces suppressions. Un contact a été établi avec la ville pour connaître les motifs du retrait des brigadiers.
Depuis l’annonce de la nouvelle, des mesures ont été prises afin d’informer les parents et rappeler les règles de sécurité. À l’école du Vignoble, un plan de déplacements a été constitué dans le cadre du programme Mon école à pied, à vélo, une démarche débutée avant et non reliée l’abolition de postes de brigadiers. «Les recommandations devraient être mises en place au courant de l’année», a confirmé la conseillère en communication, Marie-Élaine Dion. Cette dernière ajoute que la Commission scolaire n’a pas d’emprise par rapport à ce type de décision de la Ville de Québec.
Arrondissement des Rivières
«Aucune coupure de postes de brigadier n’a été effectuée sur le territoire de l’arrondissement des Rivières cette année», confirme la responsable des communications à l’arrondissement, Amélie Bolduc. Après vérification, 26 personnes occupent cette fonction pendant 39 semaines durant une année. La valeur des salaires des brigadiers est d’environ 329 500$. Aucun poste n’a été supprimé depuis les six dernières années, selon l’arrondissement. L'Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo







