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Les rivières sous haute surveillance à Québec

Rivière Saint-Charles (photos Luc Fournier)

Rivière Saint-Charles (photos Luc Fournier)

Luc Fournier
Publié le 5 Mai 2011
Publié le 5 Mai 2011
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Journal L'Actuel, membre du groupe Québec Hebdo

Trois rivières sont surveillées de près, à Québec. La Saint-Charles, dans le secteur de Lac-Saint-Charles, la rivière Nelson, dans le secteur Val-Bélair et la rivière Jaune, dans l’arrondissement de Charlesbourg. Si rien n’est encore grave, il n’est pas certain qu’on puisse dire la même chose demain, si la pluie continue de s’abattre sur la Capitale.

Sujets :
Saint-Charles , Québec , Charlesbourg

Quelques rues sont partiellement fermées à la circulation. En fait, lorsqu’il y a plus de huit pouces d’eau dans la rue, on limite l’accès aux rues. C’est le cas dans le secteur tout juste en aval du lac Saint-Charles, dans les méandres de la rivière du même nom. Les rues Hamann et Thibodeau, entre autres.

Dans le secteur nord de Charlesbourg, c’est la rue de Champéry et le secteur environnant qui sont surveillés. À Val-Bélair, c’est les rues du Petit-Vallon et de la Garde, près de Loretteville.

Bien que le petit barrage qui sépare le lac Saint-Charles de sa rivière doit être refait l’an prochain, il n’y a pas de danger qu’il cède, s’est voulu rassurant Jacques Perron, de la Ville de Québec. Un espace de trois ou quatre pouces sépare le niveau du lac et le barrage, mais même si le barrage est submergé, il ne serait tout de même pas en danger.

Pour Jocelyn Moffet, un résident de Lac-Saint-Charles qui demeure sur la rive depuis 1972, c’est du déjà vu. «J’ai déjà vu plus que ça», se rappelle l’homme qui ne semblait pas impressionné outre mesure. Il s’attend toutefois à ce que ce soit pire, puisque les précipitations ne semblent pas vouloir cesser. «Demain matin, c’est une autre affaire».

M. Moffet souligne que le bassin versant du lac Saint-Charles est grand, pour ce lac. «C’est comme s’il y avait cinq robinets autour d’un petit évier», illustre le citoyen. Avec le déboisement des rives, la nature peine à faire son travail de rétention, rappelle-t-il. D’autant plus que dans les montagnes environnantes, la neige fond rapidement. Cette fonte, additionnée aux précipitations, amène beaucoup d’eau en peu de temps.

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