C’est la forte demande pour des terrains destinés à la construction unifamiliale et d’immeubles locatifs qui explique cette forte hausse de leur valeur dans un contexte marqué par une économie en santé, un taux d’inoccupation des logements locatifs demeuré bas à 1,6 % en 2011 et un marché de l’emploi qui poursuit son expansion.
D’après les données du marché de juillet 2011, le prix d’un terrain pour de la construction unifamiliale s’élevait en moyenne à 25 $ du pied carré dans le secteur de Sainte-Foy- Sillery-Cap-Rouge et autour de 17 $ dans les arrondissements de Beauport et de Charlesbourg.
La valeur globale des résidences unifamiliales a augmenté pour sa part de 27, 6 %. C’est dans l’arrondissement de La Cité-Limoilou que l’on retrouve la plus forte hausse de l’évaluation qui atteint 32, 1 %. Les arrondissements de Beauport et Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge suivent avec une hausse de 27, 8 % suivis de l’arrondissement Les Rivières avec 27, 6 %, de l’arrondissement La Haute-Saint-Charles avec 27, 5 % et de Charlesbourg avec 26, 7 %.
En ce qui a trait aux deux autres villes de l’agglomération de Québec, la hausse de la valeur des propriétés se situe à 27, 1 % à L’Ancienne-Lorette et à 23, 1 % à Saint-Augustin-de-Desmaures.
Les condos, le locatif et les immeubles commerciaux
Par ailleurs, la hausse globale des immeubles en copropriété comme les condominiums s’établit à 26, 3 %.Quant au secteur locatif, les immeubles de deux à cinq logements voient leur valeur globale augmenter de 32 % et ceux de six logements et plus, de 30, 3 %. Dans le secteur non résidentiel, la valeur globale des immeubles commerciaux et de bureaux a augmenté de 10, 8 % et celle des édifices du réseau de la santé et de l’éducation, de 8 %. Ces nouveaux rôles d’évaluation entreront en vigueur le 1er janvier 2013. Les valeurs qui y sont inscrites reflètent les conditions du marché au 1er juillet 2011
Un signe de la vitalité économique
Le maire de Québec, Régis Labeaume, a commenté le dépôt de ces nouveaux rôles triennaux d’évaluation foncière en déclarant que le marché immobilier était toujours aussi dynamique et que l’on peut y voir un signe de plus de la vitalité économique de Québec. M. Labeaume a toutefois tenu à rassurer les contribuables quant à l’impact sur la facture de taxes de la hausse des valeurs des propriétés.
«La variation des valeurs foncières n’a pas d’impact direct sur la facture de taxes des contribuables. Nous ne profiterons pas de la hausse de ces valeurs pour augmenter d’autant nos revenus de taxation. Les taux de taxation ne sont pas seulement déterminés sur la base des valeurs foncières. Ils reflètent aussi les choix budgétaires faits par le conseil municipal en fonction du coût des services et des besoins de la population», a précisé le maire.
Groupe Québec Hebdo.








