C’est le constat émis, ce matin, par la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ) qui profite de la rentrée scolaire pour lancer un message clair aux partis politiques et faire connaître les préoccupations des parents qui ne veulent plus de coupures budgétaires dans les écoles.
«Les compressions imposées jusqu'à présent par le gouvernement au réseau de l'éducation sont déjà tellement difficiles à encaisser qu'il est hors de question d'en accepter de nouvelles. Nous en sommes à 300 M$ de moins cette année dans le réseau. Nous ressentons l'impact dans les services aux élèves. Pour nous, c'est la limite à ne pas franchir. Le message des parents est très clair, nous ne voulons plus de nouvelles compressions», a déclaré le président de la FCPQ, Gaston Rioux.
Lors d’un point de presse au siège social de la fédération à Beauport, M. Rioux a fourni des exemples concrets de l’impact des compressions sur les services aux élèves en affirmant qu’ils ne sont que la pointe de l’iceberg.
La réussite des jeunes compromise
«Quand on veut favoriser la réussite et atteindre l’objectif du 80 % de taux de diplomation, on n’agit pas de cette façon. C’est un non-sens toutes ces coupures», a dénoncé M. Rioux en donnant comme exemple l’abolition de programmes de persévérance scolaire et de soutien aux parents avec un enfant qui présente des difficultés d'intégration, les suppressions de postes d'éducateurs spécialisés, la réduction d'effectifs dans les directions d'école, la fermeture de classes et le déplacement des élèves dans d'autres écoles pour combler des groupes, ainsi que les nouveaux frais de toutes sortes chargés aux parents.
«À la Commission scolaire des Premières-Seigneuries, des coupures de postes de surveillants d’élèves au secondaire ont été annoncées. Ce n’est pas de cette façon que l’on va diminuer les problèmes d’intimidation dans les écoles», a ajouté M. Rioux.
Les parents ont d’ailleurs profité de la période électorale pour faire connaître leurs préoccupations en adressant un questionnaire aux principaux partis politiques afin de connaître leurs propositions. Les réponses sont maintenant disponibles sur le site de la FCPQ à www.fcpq.qc.ca.
Québec Hebdo.








