La réalisation de ce projet nécessitera un investissement total de l’ordre de 1,95 M$. Il vise à concevoir, en partenariat avec l’Institut national d’optique (INO), un procédé adapté au contexte climatique québécois pour réduire les émissions de gaz à effet de serre des industries à l’aide de microalgues.
En plus de consommer massivement le CO2 produit par les usines, les microalgues se multiplient rapidement, ce qui rend possible la rentabilité du procédé avec la production, à des coûts raisonnables, de biocarburants et d’autres produits à forte valeur ajoutée.
«Je suis très fier d’être ici, a mentionné le député provincial de Vanier et adjoint parlementaire à la présidente du Conseil du trésor, Patrick Huot. Ce projet ambitieux mais réalisable est un signe du dynamisme des centres de recherche de la région de la Capitale-Nationale. L’expertise du CRIQ et de l’INO permet ainsi aux entreprises du Québec d’être à l’avant-garde et de créer des emplois de qualité tout en sauvegardant l’environnement. Notre objectif est de réduire de 20 % d’ici 2020 les gaz à effet de serre du niveau de 1990. De cette manière, nous conserverons le meilleur bilan des émissions de gaz à effet de serre en Amérique du Nord.»
Le président du CRIQ, Georges Archambault, présentait le projet comme d’une première phase s’inscrivant dans les nouvelles orientations de son centre.
«La technique actuelle de traitement des gaz à effet de serre est normalement mise en œuvre dans des bassins peu profonds en raison de la faible pénétration de la lumière dans les solutions concentrées en microalgues, de dire M. Archambault. L’usage de bassins de très grande empreinte surfacique est cependant nécessaire pour que le procédé soit rentable. Avec l’aide de l’INO, nous espérons mettre au point un système de captage et de diffusion de la lumière naturelle capable d’éclairer de façon optimale les cultures de microalgues en profondeur.»
Georges Archambault tenait par ailleurs à remercier les partenaires industriels ayant contribué au financement de ce projet pour un montant de l’ordre de 300 000 $, soit l’Aluminerie Alouette, Alcoa, Rio Tinto Alcan et Cliffs Mines Wabush.
«Cet important projet est porteur de succès, a mentionné le porte-parole des quatre entreprises, le président directeur général de l’Aluminerie Alouette, André Martel. Il est avant-gardiste et novateur tout en se voulant une solution prometteuse quant à l’utilisation responsable de l’énergie. En plus de nous impliquer financièrement, nous mettons à la disposition du CRIQ l’expertise technique que l’on retrouve dans nos quatre usines.»







