«J’ai reçu une autre lettre hier, pour me demander d’enlever les affiches de hot dog à l’extérieur, et celle de Pepsi collée dans la porte. Cette fois, ça doit être fait immédiatement, sinon je suis passible d’une amende», indique Sylvain Lefebvre.
Alors qu’on lui reprochait, dans l’avertissement du 20 juillet dernier, de posséder des affiches en polypropylène ondulé, un matériau prohibé dans l’arrondissement historique de Beauport, secteur à la limite duquel se trouve le casse-croûte, c’est maintenant la taille des affiches et l’absence de permis pour celles-ci qui causeraient problème cette fois.
Or Sylvain Lefebvre croit bien qu’il est victime des manigances du propriétaire du commerce voisin, le Pub de la Chapelle. D’abord parce que ses ennuis ont commencé après qu’il ait refusé de louer quelques espaces de stationnement devant son casse-croûte au bénéfice des clients du pub.
Mais ce qui laisse vraiment croire à Sylvain Lefebvre qu’il est victime de harcèlement, c’est la présence à répétition de l’inspecteur de la Ville de Québec autour de son casse-croûte. «Je l’ai vu passer deux fois ce matin, j’ai même des clients qui m’ont averti qu’il y avait un homme qui prenait mon commerce en photo. J’ai décidé de la suivre avec mon véhicule. Quand il a vu que je le suivais, il a eu peur et il s’est arrêté devant la maison privée du propriétaire du Pub de la Chapelle. Il est même entré directement dans la maison, sans frapper», explique l’homme d’affaires.
Malgré ses déboires, Sylvain Lefebvre entend encore une fois se conformer aux demandes de l’inspecteur de la Ville de Québec. «Je vais tout retirer et je vais faire une demande de permis. Je voudrais peindre une fresque ou des cornets si c’est possible», termine-t-il, résigné.







