Une douzaine de citoyens vivant dans la portion plus densément boisée de la rue Seigneuriale voient la ville s’approcher et craignent que les arbres qui les entourent ne soient abattus. Ils n’ont rien contre de nouveaux développements résidentiels, mais pas au prix d’une coupe généralisée. Ce qu’ils veulent, c’est que le développement se fasse en essayant de conserver le plus d’arbres possible. À la Ville de Québec, on indique que pour tout projet de développement, le promoteur doit déposer ses plans et les faire approuver. Pour ce qui est du Plateau seigneurial, l’étroitesse des terrains (parfois de seulement 5500 pieds carrés) permettait difficilement qu’on garde beaucoup d’arbres.
Le terrain contenait aussi un boisé «moins exceptionnel» que plus en amont, où il y a une forêt dense et variée, souligne-t-on à l’Arrondissement de Beauport. Le directeur de l’aménagement du territoire, Dominique Gariépy, affirme qu’avant tout, il faudra agrandir le périmètre d’urbanisation, un agrandissement retardé par un projet contesté dans l’arrondissement de Charlesbourg.
M. Gariépy assure toutefois qu’il y aura des mesures de protection pour conserver des bandes boisées aux abords des cours d’eau. Les fils électriques et téléphoniques pourraient aussi être enfouis.
Advenant le développement d’un nouveau quartier, les terrains seraient assurément plus grands que ceux du Plateau seigneurial, laissant ainsi la chance au promoteur éventuel de conserver des arbres, assure-t-on à l’Arrondissement.
Les citoyens pourront d’ailleurs avoir la chance de se faire entendre en consultation publique. Étant donné que l’agrandissement du périmètre d’urbanisation n’est pas encore chose faite, il est encore impossible de savoir quand se tiendront ces consultations.







