C’est du moins ce qui ressort des recherches de Chantal Viens, professeur titulaire à la Faculté des sciences infirmières de l’Université Laval. Mme viens participait à la 39e édition du Congrès national de l’Association des étudiant(e)s infirmier(ère)s du Canada qui se tient au Centre des congrès de Québec et à l’hôtel Hilton jusqu’à demain.
Sa conférence, Comment vivre avec succès et en santé sa carrière d’infirmière, répond à un besoin criant. «C’est très difficile quand les jeunes arrivent sur le marché du travail. Ils sont novices, ils arrivent dans un milieu d’experts. C’est complètement deux mondes à plusieurs niveaux. La vision du travail des jeunes et celle des boomers est complètement différente», explique la chercheuse.
Pour Chantal Viens, il y a beaucoup à faire pour contrer la détresse des jeunes infirmiers et infirmières. Elle parle entre autres de diminuer la charge de travail et de revoir son organisation, de miser sur la reconnaissance et de mettre en place un nouveau modèle de formation.
Malgré tout, elle voit l’avenir des soins infirmiers avec positivisme. «Les jeunes sont scolarisés, compétents, ils sont prêts à instaurer un autre modèle. Et puis nous sommes chanceux : le réseau va mal, il y a de grosses compressions. C’est le moment ou jamais de saisir l’opportunité de changer les choses. Au Québec, on se met à agir seulement quand on se retrouve au bord du précipice!»
Le Congrès annuel de l’Association des étudiant(e)s infirmier(ère)s du Canada, présenté pour la première fois à Québec, réunissait plus de 550 étudiants venus de partout au Canada sous le thème «Aller de l’avant, l’heure est au changement». Dans le contexte où la nature des soins de santé et la pratique infirmière au Canada évoluent sans cesse, différents enjeux, notamment la réalité de la pratique, la collaboration interprofessionnelle, la santé environnementale et les soins aux personnes en fin de vie ont été abordés pendant le congrès.








