«Il y a des gens [clients du Relais d'Espérance] qui n'ont pas assez d'argent pour se payer le transport en autobus. Ça va faciliter la tâche d'un chercheur d'emploi, par exemple, qui peine à se rendre d'un point à l'autre de la ville», explique la directrice des communications et du financement de l'organisme, Pascale Pomminville.
L'organisme limoulois vient de recevoir en don 50 vélos pour son projet Vélo-Relais. D'autres bicyclettes pourraient s'ajouter, selon les besoins, pour totaliser une flotte de 100 à 150 vélos.
Sarah Grenier, responsable du projet Rééquilibre surconsommation pauvreté (RSP), est à l'origine de ce geste d'entraide. «Ces vélos devaient partir pour le Guatemala. Pascale m'a contactée, on en est venue rapidement à une entente. Les vélos usagés proviennent pour la plupart de la Ressourcerie Saint-Charles. La majorité des organisations les auraient envoyés au recyclage de métal. Mais ils sont en bon état. Certains ne nécessitent que des réparations mineures», indique-t-elle.
Fan finie du Bixi à Montréal et de Vélib à Paris, Pascale Pomminville, directrice des communications et du financement au Relais d'Espérance, a adapté le concept pour sa clientèle démunie. «Comme le Bixi, les jeunes et les adultes vont emprunter un vélo pour un temps déterminé, à la différence que ce service est gratuit. Le Vélo-Relais va fonctionner uniquement par dons.»
Ce service sera proposé tant aux adultes qu'aux jeunes. «Pour les jeunes, ça s'appelle Vélo-Relais junior. Ils doivent avoir un tuteur prêt à les cautionner. On veut favoriser leur responsabilité sociale», justifie Mme Pomminville.
Un atelier de mécanique à vélo devrait aussi être aménagé, pour y effectuer des réparations de base sur les vélos. «On va acheter un pied à vélo. Je devrais pouvoir embaucher un mécanicien de vélo grâce à un programme d'Emploi-Québec», avance la directrice des communications du Relais d'Espérance.
D'ici le lancement du projet, les routes de Québec connaîtront sûrement plusieurs bordées de neige.







