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Taux d'inoccupation locatif stable à 2,3 % au Québec

Taux d'inoccupation locatif stable à 2,3 % au Québec

Taux d'inoccupation locatif stable à 2,3 % au Québec

François Cattapan
Publié le 24 Juin 2009
Publié le 3 Mai 2010
François Cattapan

Le taux d’inoccupation des immeubles privés de trois logements et plus a peu bougé en avril dans les centres urbains du Québec, où il s'établit à 2,3 % d'après l’Enquête sur les logements locatifs réalisée au printemps par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

Sujets :
SCHL , CORPIQ , Corporation , Québec La région de Québec , Région de Saguenay , Trois-Rivières

«Ce résultat, comparable à celui observé à la même période l’an dernier, est emblématique de la situation globale des centres de 100 000 habitants et plus», note Kevin Hughes, économiste régional à la SCHL. La situation est pratiquement la même dans les autres agglomérations urbaines (centres de 10 000 à 99 999 habitants), avec un taux de 2,4 % qui témoigne lui aussi de la stabilité du marché comparativement au printemps de 2008. «Le portrait du marché selon la taille du logement est assez uniforme dans la province et n’a pas changé depuis les deux dernières enquêtes du printemps. Le marché est plus serré dans le segment des grands appartements. En effet, le taux d’inoccupation est notablement plus faible du côté des appartements de deux et de trois chambres», ajoute M. Hughes.

La variation du loyer moyen par rapport à 2008 se chiffre à 3,4 %. Pour ce qui est du taux de disponibilité, une évolution similaire à celle du taux d’inoccupation est observée.

Plus serré à Québec

La région de Québec présente le plus faible taux d’inoccupation (0,6 %) parmi les régions métropolitaines. «Le marché est resté très serré étant donné la faible construction d'immeubles locatifs et une demande vigoureuse. L’économie de Québec et, par ricochet, le bilan migratoire sont demeurés forts, aidant à soutenir la demande», analyse la SCHL.

Dans la région de Saguenay, le taux d’inoccupation était de 1,1 % en avril 2009. La faible proportion de logements vacants est attribuable à la formation accrue de ménages et à la croissance de l’emploi à temps partiel. L’expansion limitée de l’offre de nouveaux logements locatifs a aussi contribué au resserrement du marché.

Du côté de Trois-Rivières, le marché locatif est demeuré serré en avril. Le taux d’inoccupation s’est établi à 1,1 %. Même s’il s’est construit beaucoup de logements locatifs au cours des dernières années, l'offre de nouveaux logements a à peine suffi à la demande soutenue par un bilan migratoire positif, ce qui a maintenu le taux d’inoccupation à un faible niveau.

Le taux d’inoccupation s’est chiffré à 2,5 % dans la région de Sherbrooke. En dépit d’un solde migratoire élevé, la demande a ralenti dans cette région. La SCHL estime que l’accession à la propriété et un marché du travail moins favorable pour les jeunes sont à l’origine de ce ralentissement.

Selon l’enquête, le taux d’inoccupation dans la région de Montréal était de 2,7 % en avril. À l’instar des années précédentes, peu de logements locatifs se sont ajoutés dans le marché et la demande est demeurée forte, surtout pour les grandes unités, grâce à un bilan migratoire soutenu.

Enfin, c’est à Gatineau que le taux d’inoccupation a le plus baissé au Québec. Un marché de l’emploi robuste a favorisé la formation de ménages locataires, ce qui a alimenté la demande. Celle-ci s’est toutefois heurtée à une offre stagnante. En effet, peu de logements locatifs se sont ajoutés au parc immobilier.

Bonne disponibilité pour CORPIQ

Selon l'observation de la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ), qui préfère aborder la question sous l'angle de la disponibilité plutôt que de l'inoccupation, le marché locatif demeure accessible et stable. «Avec un taux de disponibilité des logements de 5,3 % au Québec, nous pouvons qualifier le marché d’équilibré entre l’offre et la demande», signale dans un communiqué Hans Brouillette, responsable des communications de l'organisme.

La CORPIQ réfère aux taux de disponibilité des logements observés au Québec dans l’enquête réalisée en avril par la SCHL et qui sont supérieurs à la moyenne canadienne (5,0 %) tant à Montréal (5,6 %), Sherbrooke (7,0 %), Trois-Rivières (6,6 %) que Saguenay (6,7 %). Ils sont toutefois plus faibles que la moyenne nationale à Québec (3,1 %) et à Gatineau (2,8 %). L'étude confirme aussi que le Québec arrive au 2e rang derrière Terre-Neuve pour les loyers moyens les plus bas au pays, soit 615 $ pour un logement de deux chambres.

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