Ils étaient près de 80 participants, entre 20 et 35 ans, étudiants finissants ou récemment diplômés, travailleurs, pour la plupart, de la fonction publique, de grandes firmes, ou représentants d’organismes. Chacun semblait avide de connaître les réponses qu’on leur réservait et d’alimenter des discussions sur l’avenir de la ville. Sam Hamad, invité d’abord à titre de ministre responsable de la Capitale-Nationale, François Legault, Fondateur de la Coalition pour l’avenir du Québec, et Jean-Paul L’Allier, ancien maire de Québec, étaient de ceux qu’on attendait de pied ferme. Et bien que le spectre de la crise politique actuelle planait sur l’événement, la série de conférences et de discussions s’est déroulée de façon on ne peut plus conviviale.
Le regroupement montréalais Force Jeunesse, qui veille à la défense et à l’amélioration des conditions de travail des jeunes diplômés, était l’instigateur de l’événement. Depuis six ans, il organise les rencontres « Maîtres chez vous » pour créer des discussions entre les 18-35 ans et les décideurs de la province. C’était la toute première fois à Québec. «Nos membres nous demandaient depuis un certain temps de venir dans la capitale, car les réalités ici ne sont pas les mêmes qu’à Montréal. Ils avaient envie de discuter d’enjeux différents», souligne la responsable des communications pour la journée, Émilie Nicolas. Et il y aura récidive, à en croire le président de Force Jeunesse, Louis-François Brodeur, agréablement surpris du déroulement de l’événement. «Le taux de participation est très intéressant pour une première, et les jeunes ont osé dire les choses franchement!»
Si la journée rencontres s’est déroulée en pleine rentrée parlementaire, ce n’est pas un hasard. Le regroupement souhaitait que les discussions aient un impact sur les décisions politiques prises au cours de la prochaine année. «Les jeunes veulent qu’on leur fasse plus de place, par exemple, sur les conseils d’administrations. Il faut aussi qu’il y ait de la jeune relève dans la fonction publique. Pour cela, il faut revoir les processus d’embauche, les statuts d’emploi, les conditions, etc.», précise Louis-François Brodeur.
À en croire Sam Hamad, les jeunes citoyens de Québec ont de quoi espérer en un avenir prometteur. En introduction à sa conférence, il a spontanément lancé : «Parler de Québec, c’est parler des bonnes nouvelles. Ici, on peut rêver grand et croire que nos rêves vont se réaliser!»
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