«Nous n’avons pas de date précise ni formelle quant à la fermeture de la station. Cela va dépendre des ententes et de la passation de la programmation, déclare Bruno Perron, journaliste depuis le début des années 90 à Québec 800 AM. Ce n’est pas une fermeture sauvage, mais c’est sûr qu’on nous ne donnera pas un an ni plusieurs mois. C’est plus une question de semaines.»
Sous le choc
La station, qui a longtemps eu son siège social à Sainte-Foy, émet aujourd’hui du Colisée Pepsi. La quinzaine d’employés étaient moroses à l’annonce de cette nouvelle. «C’est une tristesse inouïe de voir qu’une station comme ça puisse disparaître, mais en même temps je comprends le groupe. La radio ce n’est pas forcement leur business, poursuit le journaliste. La station a été une tradition dans l’information à Québec, c’est une très grosse page de l’histoire radiophonique qui se tourne actuellement.»
Pour autant, cette fermeture n’est pas une réelle surprise pour les salariés. «La bande AM est très difficile à maintenir. On sentait une progression intéressante mais manifestement ce n’était pas suffisant», explique-t-il.
«Les employés ont le moral au plus bas car tout le monde perd son emploi. Avec les deux coupures en juin, on espérait avoir une année supplémentaire», rajoute Alexandra Paré, journaliste depuis 7 ans.
Un appel à un nouvel acquéreur
Les propriétaires se disent ouverts à toutes discussions si une personne ou un groupe de personnes souhaitent se présenter pour le rachat de la station. «Le temps court, c’est très rapide alors, on est ouvert. Si des gens sont intéressés à sauver l’institution, mais il faut agir rapidement», prévient Bruno Perron.
Une entente entre FM93 et le groupe Tanguay, propriétaire de la radio AM a d’ailleurs déjà été conclue pour la radiodiffusion des matchs de hockey des Remparts et des matchs de football du Rouge et Or de l’Université Laval.
Groupe Québec Hebdo








