L’annonce d’une manifestation ce soir près du centre commercial n’inquiète pas l’entreprise qui accueille ces animaux de cirque depuis 22 ans. «Il y a toujours le même petit groupe qui nous écrit concernant des soi-disant maltraitances sans fondement», explique Marie-Claude Brousseau, directrice marketing à Place Fleur de Lys.
Tout en respectant la pensée des opposants, Mme Brousseau soutient que son employeur a fait ses devoirs et qu’ils n’ont aucune crainte face au mode de fonctionnement du Cirque. «Chaque entité du Cirque des Shriniers est gérée différemment, explique la directrice marketing à Place Fleur de Lys. Il y a peut-être eu des faits survenus dans le passé, mais ce n’est pas lié avec l’entité [que l’on accueille]. On a vérifié avec la SPA et il n’y a aucun dossier de maltraitance.»
L’an passé, 16700 entrées ont été enregistrées au cirque durant les trois journées d’activités. La présence du cirque sur les terrains du centre commercial symbolise une partie du rôle de divertissement que Place Fleur de Lys entend jouer au sein de la communauté. «On a beaucoup de personnes qui viennent voir les spectacles et c’est plus important que les quatre ou cinq personnes qui font des chichis. Notre but premier, c’est de faire plaisir à notre communauté primaire», conclut Marie-Claude Brousseau.
Du côté du Cirque des Shriners, une employée Kimberly Zerbini fait valoir que les animaux ont une espérance de vie plus longue que s’ils étaient en état sauvage. «Ce que les manifestants ne savent pas, c’est que les animaux sont comme nos enfants, c’est comme notre famille», répond Mme Zerbini au sujet des soins accordés aux bêtes de cirque.
Manifestation contre la maltraitance
Caroline Morasse attend une quarantaine de personnes à la manifestation qu’elle organise. L’événement prévu vers 18h15 près de Place Fleur de Lys vise à dénoncer la venue de l’entreprise de divertissement à Québec.
L’organisatrice, une résidente de Duberger, déplore que le centre commercial accueille le Cirque des Shriners. En se basant sur des vidéos antérieures trouvées sur l’Internet, des regroupements et des blogues, Mme Morasse croit que les bêtes sont maltraitées.
Le Service de police de la Ville de Québec a été informé. Le groupe marchera sur le trottoir à partir du boulevard Wilfrid-Hamel jusqu’au bout de la rue près des installations du cirque. «J’aimerais que l’événement grossisse d’année en année», confie Mme Morasse. En raison d’une manifestation prévue le lendemain devant les bureaux du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), aucun représentant d’Animaux-Québec ne participera à l’activité de contestation de Caroline Morasse.
L'Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo









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