M. Charest a vu son Parti libéral du Québec être chassé du pouvoir par le Parti québécois de Pauline Marois après neuf ans, et il a perdu au péquiste Serge Cardin la circonscription de Sherbrooke qu’il représentait sans interruption — autant sur la scène fédérale que provinciale — depuis 1984.
M. Cardin lui a infligé une très rare défaite en l’emportant avec une majorité confortable de près de 3000 voix.
M. Charest pourra se targuer d’avoir réalisé un dernier exploit en menant les libéraux à une récolte de 50 sièges et au statut d’Opposition officielle, mardi, alors que la plupart des sondages prédisaient que son parti serait décimé après avoir été éclaboussé par une succession de scandales et de controverses.
M. Charest a dit avoir pris la décision de quitter la vie politique après avoir consulté sa famille, à la suite des élections de mardi. Il a d’ailleurs difficilement contenu ses émotions, mercredi, en remerciant les membres de sa famille pour leur appui au cours de sa carrière, évoquant notamment le fait qu’il sera bientôt grand-père.
M. Charest n’a pas répondu aux questions des journalistes après sa déclaration. Il s’est éclipsé sous les applaudissements et les cris de ses ministres, députés et membres de son personnel.
Après sa carrière au fédéral, M. Charest avait fait le saut en politique provinciale en devenant chef du PLQ en 1998. Il s’est encore fait élire comme député de Sherbrooke et est devenu chef de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale.
Il est devenu premier ministre en 2003 et son gouvernement a été réélu en 2007 (minoritaire) et 2008.
Après trois mandats et neuf années au pouvoir à Québec, il a voulu laisser comme legs le Plan Nord, un symbole fort de développement minier, forestier, mais comprenant aussi un volet de protection du territoire. Le sort de ce Plan Nord est maintenant incertain, avec l’élection du gouvernement péquiste.
Journal Métro / La Presse Canadienne







