À l’invitation de la Voix des Entrepreneurs en T.I. de Québec (VETIQ), Clément Gignac, du Parti libéral, Agnès Maltais, du Parti québécois et Mario Asselin, de la Coalition Avenir Québec, ont pris part jeudi soir à un panel politique sur l’entreprenariat et les technologies de l’information.
«Je ne suis pas trop crédits d’impôts», lance M. Asselin lorsque questionné sur cette aide gouvernementale dont profite plusieurs entreprises dans le domaine. Son parti entend abolir la moitié des crédits d’impôts aux entreprises pour remettre l’argent à Investissements Québec. M. Asselin estime que ce genre d’appui financier rend dépendantes certaines entreprises qui ne réussissent pas à se développer. Selon lui, le faible nombre de brevets est la preuve que les crédits d’impôts n’ont pas réussi à stimuler l’innovation.
M. Gignac et Mme Maltais croient quant à eux que les crédits d’impôts ont porté fruit. Ils souhaiteraient maintenant se concentrer sur la commercialisation pour aider les entreprises à se développer. «Il y a pleins de bonnes idées, mais il faut qu’elles atteignent le marché», explique M. Gignac.
Besoin de main d’œuvreUn défi majeur du secteur des technologies de l’information est la pénurie de main d’œuvre. Pour tenter d’améliorer la situation, Mme Maltais propose une présence accrue des compagnies de Québec dans les missions économiques internationales. Elle suggère aussi que les universités et les cégeps travaillent ensemble pour créer une «cité éducative et créatrice».
M. Gignac invite les entreprises à regarder de très près les étudiants étrangers au Québec. Selon lui, il faut s’ouvrir à l’immigration et, surtout, conserver les immigrants. M. Asselin croit que le gouvernement devrait stimuler l’entreprenariat dans le domaine, notamment avec un Centre de recherche sur les arts et les cultures numériques que compte mettre sur pied la CAQ.
Questionnés par un membre de la VETIQ sur leur vision d’un gouvernement ouvert, dont toutes les données seraient disponibles, les trois candidats s’entendent. Les données ouvertes épargneraient des difficultés aux compagnies, selon le candidat libéral. M. Asselin compte lui travailler avec les «forces vives» de l’ensemble des partis politiques pour faire de la pédagogie auprès des membres de l’Assemblée nationale. Pour la député sortante, les données ouvertes sont une question de transparence envers la population et seraient un bon moyen pour lutter contre l’analphabétisme numérique.
Québec Express, membre du Groupe Québec Hebdo








